Une nouvelle problématique de santé publique se développe en France : la dénutrition des personnes âgées. Ce mal moins médiatisé présente des chiffres préoccupants.
Ce phénomène touche entre 4 et 10% des personnes vivant à domicile, entre 15 et 38% de celle vivant en institution et entre 30 et 70% des personnes hospitalisées.


La dénutrition des personnes âgées a été mise en exergue dans le cadre du P.N.N.S. et est inscrite dans la loi de santé publique.
Il est reconnu que la dénutrition entraîne ou aggrave un état de fragilité ou de dépendance, et favorise la survenue de morbidités.

Les conséquences de la dénutrition sont redoutables chez le sujet âgé tant sur le plan de la morbidité que de la mortalité ce qui a un coût économique important :

On sait que les plus de 65 ans dénutris reçoivent plus fréquemment la visite à domicile de leur médecin traitant (+ 65%), sont plus fréquemment hospitalisés (+ 82%), et ont une durée moyenne de séjour de 30% plus importante par rapport aux patients non dénutris.



La dénutrition est un processus évolutif qui débute lorsque l'insuffisance des apports alimentaires modifie la composition corporelle (diminution du panicule adipeux, amyotrophie,...) et altère les diverses fonctions de l'organisme (immunité, fonction musculaire,...).

Devant les chiffres alarmant, il est nécessaire de tout d'abord de sensibiliser au risque nutritionnel et en particulier à la dénutrition. Pour cela, il faut communiquer sur le problème à l'ensemble de la population et en particulier à destination des personnes âgées et de leur famille.

A côté de cette prévention primaire, il important d'identifier les sujets à risques pour leur assurer une prise en charge en amont spécifique avec un suivi personnalisé et des dépistages réguliers des premiers signes de dénutrition.

Enfin, il faut proposer et développer des outils d'alerte en cas de dénutrition avérée.
Il existe des outils simples, comme le calcul de l'Indice de Masse corporel qui permet de suivre l'état nutritif des personnes âgées.